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Les ornements architecturaux : dentelles et broderies pour la maison

Plusieurs options sont offertes au consommateur et il est important de les connaître avant d’habiller sa résidence.

Pour agrémenter l’extérieur de sa demeure, plusieurs propriétaires font désormais appel aux ornements architecturaux. Cet article se veut, en quelque sorte, un cours de base de stylisme, mais appliqué à l’habitation!

Pourquoi des ornements?

Bien que l’ajout d’ornements architecturaux ne convienne pas à tous les styles de demeure, ces éléments contribuent dans la plupart des cas à insuffler cachet et élégance à l’extérieur d’une résidence. En fait, ces détails pourraient être comparés aux broderies sur un beau vêtement.

C’est également un bon moyen d’établir clairement le style architectural de notre maison. Par exemple, des blocs dentelés sous les corniches, ou encore de la dentelle de pignon souligneraient certainement un style propre à l’époque victorienne.

Mais est-ce que ces ornements ont une fonction autre qu’esthétique? Pas vraiment, dans la plupart des cas, du moins, pas de nos jours. Naturellement, un accessoire comme une bouche de ventilation (une persienne) peut avoir une utilité pratique, bien qu’on trouve une foule de modèles simplement décoratifs sur le marché.

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Les styles architecturaux du Québec

La maison québécoise qui semble appartenir de façon si intrinsèque à nos villes et nos campagnes est en fait le résultat de 200 ans d’évolution. Les premiers colons qui s’établirent en Nouvelle-France au cours du 17e siècle amenaient avec eux leurs us et coutumes, mais aussi leurs traditions en matière de construction de bâtiments : des maisons à un étage dont la structure est faite de bois et caractérisées par leurs remblais de gravier, leurs petites fenêtres à battants agrémentées de volets protecteurs et leur toit à quatre versants dont la pente est très accentuée. Les conditions de vie difficiles de la colonie transparaissent dans la petite dimension des demeures, ainsi plus faciles à défendre et à chauffer durant les longs mois d’hiver.

Au milieu du 19e siècle, la forme des maisons évolue vers ce qu’on reconnaît comme étant le style typiquement québécois. D’abord, les bâtiments sont plus larges qu’auparavant; puis, les murs extérieurs faits de bois sont désormais remplacés par de larges parois de pierres recouvertes de chaux. Les pentes de toit s’adoucissent et les corniches s’étendent souvent bien au-delà des murs extérieurs, formant ainsi des vérandas. Les fenêtres comportent toujours des battants, mais elles sont dorénavant plus larges et placées de façon plus symétrique sur les façades. Également plus grandes, les lucarnes reflètent un changement dans l’utilisation du grenier : simple espace de rangement au départ, il accueille maintenant des chambres à coucher. À la fin du 19e siècle, l’âtre et la cheminée ne sont plus nécessaires au chauffage de la résidence, mais ils demeurent tout de même des éléments architecturaux d’importance, rappelant encore et toujours que « sa maison, c’est son foyer ».