Marcantonio Raimondi Malerba

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Les créations de Marcantonio Raimondi Malerba semblent tout droit sorties du monde d’Amélie Poulin. À la fois surréalistes, fantastiques et pratiques, elles engagent, intriguent, entremêlant art et fonctionnalité pour des résultats uniques. L’esthétique ludique de ce jeune designer italien formé en sculpture aux Beaux-Arts est rafraîchissante dans le monde parfois bien sérieux du design. « Si une idée est amusante, je ne peux pas résister, je dois la réaliser !»

Planimage : Parlez-nous de votre nouveauté, la lampe de table « My Little Neighbour » que vous avez créée pour Seletti.
MRM : « J’adore les miniatures, tout le monde aime les modèles réduits ! Je voulais faire référence à ce sentiment d’aliénation que l’on ressent devant les objets minuscules. J’aimais l’idée de mettre la maison éclairée sous un globe de verre pour lui donner plus de valeur. »

Planimage : Vos créations sont cocasses, poétiques et authentiques. Comment peuvent-elles raconter une histoire tout en étant fonctionnelles ?
MRM : « Mes créations ont des fonctions simples qui ne sont pas très technologiques. N’importe quelle forme peut produire de la lumière, n’importe quel volume peut se transformer en siège, n’importe quel objet sur un mur peut devenir un portemanteau. Le problème c’est de raconter une histoire authentique, poétique, drôle, dont le contenu est riche. Ça, c’est une tout autre affaire. »

Planimage : Quels les thèmes aimez-vous aborder ?
MRM : « Mes préférés sont ceux qui nous invitent à réfléchir. Si c’est le cas, c’est qu’ils nous renvoient à quelque chose qui nous affecte tous. L’humanité, la nature, nos habitudes, nos références, ce sont des thèmes que la plupart des gens peuvent reconnaitre. »



Planimage : Qu’est-ce qui vous incité à devenir un artiste ?
MRM : « J’ai toujours été rêveur, de ceux qui préfèrent imaginer un monde plutôt que de regarder celui qui m’entoure. Quand j’étais tout petit, je démontais des jeux, pour comprendre comment ils fonctionnaient, leurs mécanismes. Ensuite, je les assemblais de nouveau selon mes critères “expérimentaux”… C’était ça le vrai jeu ! »

Planimage : Et à devenir designer ?
MRM : « J’envisage habituellement une idée comme une œuvre d’art unique, dans sa version la plus pure. Lorsqu’il est question de production industrielle, il faut faire des compromis. Si un objet est basé sur un bon concept, il est possible de le réaliser avec peu de ressources matérielles et financières. Ce qui fonctionne, c’est l’idée. J’ai besoin de poésie, j’ai besoin de flirter avec les objets… En fait, je ressemble encore beaucoup à ce petit garçon qui démontait des jeux ! »

Par Laurie Mathieu-Bégin

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